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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:15

Peut-on lire dans le vin ? Connaître l'avenir, entrer en contact avec l'au-delà, décrypter les auspices ? Que se cachent dans les entrailles du vin ?
Une définition d'abord : devin, ine. (de-vin, vi-n') s. m. Celui, celle qui prétend découvrir ce qui est caché, soit dans le passé, soit dans le présent, soit dans l'avenir.
Le vin est parfois divin, sait-il être aussi devin ?
Il existe bien des "cuvées des devins", "Apollon" mais existe-t-il une cuvée "Thémis", "Cassandre" ou "Sibylle" ? Alors que nous réserve 2014, quel vin saura nous le dire ?
Existe -t-il une réponse pour Véro du Mas Coris ? (vais-je me rapprocher d'elle bientôt ?) Elle nous demande quel sera notre vin de l'année 2014, pour les Vendredis du Vin #62.
Cette année rique de voir des changements, peut-être plus profonds qu'on ne croit, peut-être un déménagement, partir dans une autre région après 15 ans de bons et loyaux services à la Provence sans trop savoir ce qui va se passer, un peu flippant. On aimerait savoir qu'il n'y aura pas d'apocalypse ou de secousse sismique : "Toutes les fontaines se sont desséchées pour nous et la mer s’est retirée. Tout sol veut se fendre, mais les abîmes ne veulent pas nous engloutir ! (...) Ainsi Zarathoustra entendit parler un devin." (Ainsi parlait Zarathoustra - Friedrich Nietzsche)
Plus d'eau ? Du vin ! Car il y en aura toujours quelque soit l'endroit où l'on ira, et si je redeviens parisienne, j'y trouverai d'excellents cavistes ! Et l'on partira avec les cuvées chouchous d'amis vignerons, des Petites mains d'Isabelle (Domaine la Guicharde), le Cinsault de Jérôme (la Biscarelle), du Lieu-dit chez Julien, j'ai déjà une belle provision de rosés d'un autre Jérôme, celui de Gourt de Mautens, je passerai prendre des VDN chez les amis vignerons de Rasteau : Elodie, Robert, Pierre... et les autres ! Bref, on fera le plein si l'on quitte la région, mais il n'y a aucune certitude pour le moment...

Alors pour se remettre, dégainons le vin-doudou : le Massif d'Uchaux Jocundaz rouge du Château Simian ; quelque soit le millésime, il nous laisse toujours dans le coeur un bien-être, un confort et en bouche un velouté, une suavité douce et chaude, richement fruitée, une belle minéralité, droit dans ses bottes, honnête et franc, tellement sympathique comme son vigneron, Jean-Pierre Serguier. Un vin dans lequel on peut avoir confiance et sur lequel on peut se reposer, sans crainte d'être déçu. Un compagnon de maintes soirées, un vin voisin puisque les vignes poussent sur Piolenc, à quelques petits kilomètres de notre domicile actuel... Et si je m'en vais, je trouverai toujours ses vins sur son site.
Voilà, vero, peut-être que tu seras ma voisine après Jean-Pierre, va savoir...
NB on retrouve les Vendredis du Vin sur facebook ici et là pour l'édition #62.

 

 

D'Uderzo-Goscinny à Nietzsche, un vin devin ? Et le Jocundaz-doudou du Château Simian

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 10:23

Le domaine des Nymphes semble plus sorti de la mythologie que d'un conte pour enfant, mais quoi ! Les contes pour adulte existent aussi, et j'aime croire que des nymphes se cachent encore dans les broussailles, près d'un ruisseau. Je vous invite à les débusquer dans un conte pour David, à l'occasion de cette 61ème édition des Vendredis du Vin... A suivre sur facebook, ici.

Il était une fois*, un chasseur généreux et épicurien prénommé Pierre qui veillait sur ses terres comme sur la prunelle des yeux de sa belle Angèle... des terres plantées de vieux grenaches, qu'il parcourait chaque jour avec sa jeune chienne épagneule, respirant la garrigue et les chênes, la résine des pins et l'aubépine, les coings gorgés de soleil plantés près de ses chères vignes. Pierre Meyer, d'un patronyme plus alsacien que provençal, était né pourtant sur ce terroir magnifique de Rasteau cerné de collines ondoyantes, et il était avec ses frère et soeur l'heureux proprétaire du Domaine des Nymphes. Il allait chaque jour, autant que faire se peut, se promener sur les sentiers odorants, grapillant les baies en septembre, mâchant leur chair, avalant leur jus, croquant leurs pépins. Prêt à vendanger ? Pas encore, la patience n'est pas la moindre des vertus du vigneron, à Rasteau moins qu'ailleurs. Là, on sait attendre la vigne, on la caresse du regard, on la touche, on en arrache les feuilles larges pour laisser pénétrer le soleil, ou au contraire, on l'en protège, c'est selon. On attend de voir confire les grenaches, dont les baies se ratatinent et se dessèchent. Des baies qui font le bonheur des sangliers de ces contrées...
Or un sanglier**, digne de celui d'Erymanthe, un jeune adulte plein de sève, féroce et dévoreur de raisin, sévissait sur les collines de Rasteau. Pierre taquinait plus volontiers la grive ou le perdreau, mais ce satané sanglier avait entamé déjà quelques-une de ses plus belles vignes. On raconte qu'il parcourait la nuit tout le territoire, depuis le terroir argilo-calcaire des Encostes plantés de syrahs jusqu'à celui, précieux entre tous de l'Empérus, situé à près de 200 m d'altitude. L'Empérus, qui évoque cette terre en pente parfois raide... Là-haut étaient 6 ha de vieux mourvèdres et vieux grenaches, si tentateurs pour le jeune sanglier que Pierre avait résolu de tirer avec une poignée de compères embusqués. La légende ne raconte pas comment le sanglier fut abattu, mais on dit qu'une Nymphe serait apparue au moment où l'animal expira. Le sanglier fut ensuite dépecé et confié à une cuisinière gourmande de gibier, qui se chargea d'en cuisiner deux pièces de viandes, cotelettes et épaule, de deux façons différentes accompagnés de deux vins de Pierre, deux Rasteau de belle facture,
du nom des deux terroirs que la bête avait soumis à sa terreur : les Encostes 2010, gourmand mariage de prune et d'épices, et l'Empérus 2010, vin plus riche, à la bouche confite de cerise noire, d'une longueur volutptueuse se prolongeant sur des notes torréfiées de cacao...

*figure imposée par David...
**sanglier a bien été tué et les pièces de viande citées offertes par le vigneron, mais il avait été tiré un peu plus au nord, dans la Drôme... L'histoire a été enjolivée pour le plaisir et les beaux yeux de notre président des VdV.
PS je n'ai pas saisi comment manipuler les photos sur cette nouvelle mouture d'Over-blog, very sorry.

Pierre, chasseur de sanglier, et la Nymphe de Rasteau, VdV #61Pierre, chasseur de sanglier, et la Nymphe de Rasteau, VdV #61Pierre, chasseur de sanglier, et la Nymphe de Rasteau, VdV #61
Pierre, chasseur de sanglier, et la Nymphe de Rasteau, VdV #61

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 13:40

C'est #grenacheday today ! L'an passé, j'avais parlé d'un vin rouge que j'adore, le Gigondas Lieu-dit du domaine des Bosquets. Place au blanc cette année ! Un vin blanc à base de grenache, donc (100%), en vin de France de mon voisin vigneron, Jean-Pierre Serguier du Château Simian, La louronne 2012. Une première pour cette cuvée qui existe également en 100% grenache rouge en Massif d'Uchaux (présentée ici).
Le vin est issu de vieilles vignes sur grès argilo-calcaires  du terroir du Massif d'Uchaux, traversé par la rivière qui a donné son nom à la cuvée (rappelons que cette appellation "Villages" n'existe pas en blanc, bien dommage).
D'une couleur or pâle, le nez est complexe,
riche, mais un peu fermé. On décèle toutefois des notes grillées,  d'épices (noix de muscade) mais beaucoup de fraîcheur ; la bouche est ronde, fraîche et subtile, relevée de fleur d'acacia ; on imagine l'évolution et le potentiel de garde, on sirote en imaginant que le vin va se confire et prendre des saveurs miellées dans les années à venir. Pour l'heure il est plein d'équilibre et de peps, mais c'est un vin élégant, sur la retenue, attention à ne pas l'écraser. On l'accompagnera de mets simples relevés de fruits secs et d'épices douces, de crème légère (lait ou crème de coco par exemple), de pomme et/ou coing non sucré avec encore de la mâche, encadrant  volaille, porc, veau et poissons à chair blanche. Un comté vieux nous dit le vigneron, avec un parmesan jeune, cela fonctionne aussi !
Je l'ai dégusté avec des palourdes crème de coco et shiso ainsi que des encornets sautés à la tomate, pesto et cumin.
Bon #grenacheday à vous !

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 12:56

Le 20 septembre a lieu l'International Grenache Day. Au menu, des dégustations à thème, des verticales comme à la Cave de Gigondas, des visites de domaine, des menus accords mets-vins, un pique-nique à Châteauneuf-du-Pape, une fête des vendanges à la cave Ortas de Rasteau... Je ne sais pas vous, mais moi je compte bien "me grenacher", selon une expression de l'oenogéologue Georges Truc ! je vous proposerai donc le jour J, une nouvelle cuvée de grenache. A suivre !
Pour retrouver toutes les animations dédiées au Grenache à travers le monde cliquez ici.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 09:33

J'ai eu ma période "Marvel", adolescente, en partie influencée par un copain qui était accro. J'aimais surtout dessiner les personnages, ces "super-héros" aux muscles saillants, aux accessoires improbables, aux gestes précis et toujours en mouvement, bondissant, volant, s'échappant pour mieux sauver la veuve et l'orphelin. C'était également l'époque des premières séries les mettant en scène, dessins animés, et même des séries avec d'autres héros mutants comme l'Homme qui valait 3 milliards. Autant dire que j'étais été nourrie partiellement des comics, avant de l'être de Pilote, l'influence de mon frère cette fois...
Mais quant à rapprocher cet univers de celui du vin, comme le propose Tom Delanoue du blog 1098.fr pour les Vendredis du Vin #58, c'est une sacré paire de manche, avec ou sans torpi
lle intégrée... Parce que ces super-héros amphétaminés, ça évoque plutôt le vin dopé au sucre, à l'acide, la vigne aux pesticides etc... Pas très "naturel", le super-héros. En revanche, plusieurs vignerons sont un peu des super héros, face aux instances de plus en plus figées odg-inao-syndicat.
Des rebelles. Et puis il existe aussi des super-héroïnes qui utilisent leurs pieds et leurs mains
, au lieu des machines, à l'ancienne. Sans perdre de leur féminité, à l'instar de la belle amazone sexy née sous la plume de Charles Moulton : Wonder Woman, son lasso et ses bracelets, son mini bustier doré et ses bottes rouges. Elle est symboliquement une représentation d'Isabelle Guichard du domaine la Guicharde, l'espace d'un VdV. D'Isabelle et de ses vendangeuses qui ont ramassé à la main, trié et égrenné ces vieux grenaches, avec toute l'exigence et le doigté féminin. Et une patience de super-héroïnes ! Elles sont d'ailleurs citées sur la contre-étiquette, quel plus bel hommage pour Pauline, Nnagayi, les 2 Chloé... Foulage au pied, pigeage en délicatesse et la nature a fait le reste.
Cette cuvée "Petites mains" (petites mains de fée, qui sont un autre genre de super-héroïnes, davantage les miennes...) est réalisée depuis 2 ans, le 2011 est sublime de concentration, de fruit, ample en bouche avec la fraîcheur du terroir (les vielles vignes sont plantées sur un terroir très ancien de grès calcaires et siliceux sur le massif d'Uchaux). Du super-grenache !
Pour en savoir plus sur le domaine de la Guicharde, cliquez ici .


 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 17:34

Lors de la série d'animations oenotouristiques Bien boire ou boire bien organisées par les vins de Cairanne autour des accords mets-vins avec le concours de Raoul Reichrath chef du Grand Pré à Roaix, la dernière de l'été fut sur le thème de la figue. 4 mets était accordés avec vins, commentés par le sommelier du Prieuré à Villeneuve les Avignon, Boris Laurent. le premier est un "ceviche" de figue, dont la recette figure ici. Marinade acidulée pour mets aigre-doux, relevé de coriandre, nous avons dégusté cette mise en bouche avec un Cairanne rosé du domaine des Amadieu (rosé de saignée, grenache-syrah-cinsault). Le vin est bien fait, équilibré, frais mais il est un peu écrasé par la puissance aromatique du plat, même si le vin revient en force en fin de bouche...
Le second vin de cette dégustation, un Cairanne blanc 2011 du domaine Eyverine (95% grenache blanc, 5% bourboulenc élevé en fût)  s'est mieux accordé au met ; des notes grillées voire fumées au nez, un poil oxydatif, du gras et de la minéralité en bouche, de la salinité qui répondent bien au citron vert et à la coriandre des figues.

Le second mets proposé par le chef est une anchoïade à la figue, à base d'anchois fondu dans l'huile, mélangé à de la figue Sultane à chair très rouge, harmonieux et gourmand. Le plat a été dégusté tout d'abord avec un Cairanne blanc 2012 du domaine Boisson, au nez discret et à la bouche ample, fruitée avec des notes de pêche. Le mets prolonge la longueur du vin et en amplifie la rondeur pour très bel accord !
Le Cairanne rouge Haut de Beauregard 2010 du domaine des Amadieu (4 cépages, pas moins de 16 mois d'élevage en fût) est serré, l'effet du millésime, (peut-être aussi celui du bois ?), un peu fermé avec un fruit discret teinté d'une finale mentholée (le carignan...). Le vin est un peu austère et mérite d'être attendu encore 1 ou 2 ans, qu'il s'épanouisse davantage. Pas de désaccord avec le mets, pas non plus d'accord transcendant.
Raoul Reichrath nous a ensuite préparé un foie gras cuit minute, accompagné d'une moutarde de figue (à base de figues sauvages séchées de Dalmatie), figues fraîches et persillade. Un plat délicieux contrasté, en texture (croustillant de filo, toast) avec des notes confites et la fraîcheur de la figue fraîche.
Le premier vin testé en accord est le Cairanne rouge la Cigalette du domaine Dionysos, vin concentré riche en fruit (vinification traditionnelle en cuve) ; le foie gras à la figue renforce la caractère fruité du vin et signe un bel accord avec ce dernier.

Second vin à se marier également très bien avec le foie gras, le Cairanne rouge Désir 2011 du domaine Eyverine (syrah, grenache, mourvèdre). Le vin est très typé, nez et bouche en harmonie sur les fruits noirs, le cassis, un peu d'épices, des notes fraîches mentholées ; la fraîcheur du vin équilibre l'alcool, sur une bouche plutôt équilibrée. Le fruit du vin est ici en phase avec celui du mets, le plat booste le vin et le vin booste le plat : le foie gras revient en texture et en saveur en fin de bouche, très bel accord !
Bel accord également avec le second vin du domaine Boisson, Cairanne rouge l'Exigence 2010. Modèle d'équilibre et de fraîcheur, cet étalon des vins rouges de Cairanne offre une expression de fruit concentré, confituré qui se marie délicieusement avec la figue fraîche autant que la confite.

Dernier plat : canette (étouffée au sang, cuite à basse température, avant d'être marquée "minute"), figue, jus au tamarin. La figue est cuite dans le jus de cuissonde la cannette et s'en trouve comme gorgée, le jus réduit au tamarin est un pur délice.
Trois accords pour ce plat, le Cairanne rouge 2009  La Trilougio du domaine Dionysos (sélection parcellaire triée manuellement, élevage 18 mois en fûts). Encore un peu jeune, mais j'avais adoré le 2006. Sur ce premier vin, le boisé est très présent, mais il disparaît totalement en bouche avec le mets, l'accord prolonge également la longueur du vin, encore une fois, signe d'un accord réussi. Poursuivons avec deux vins du domaine Moun Pantaï, le premier est un Cairanne rouge 2009 Cuvée Jérémie, le second, un Côtes-du-Rhône Villages 2007. Bel accord avec les deux. Le premier est un assemblage et une vinification traditionnelle (75% grenache 25% syrah), pur fruit, que le plat fait gagner en intensité et en longueur.
Le second est un très joli vin sur un millésime superbe. Le vin est riche, complexe, ample en bouche avec une belle longueur déjà, tout à fait en harmonie avec le plat. Ce rendez-vous de Cairanne se termine en apothéose !

Vivement l'année prochaine pour d'autres accords gourmands. En attendant, rendez-vous demain pour le vernissage de l'exposition Vendanges d'Artistes à Cairanne et dimanche pour le ban des vendanges du village...

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 07:33

Dans le cadre des Jeudis de l'été au domaine des Bosquets, le rendez-vous de jeudi dernier avait des parfums d'embruns, un caractère iodé : le caveau de Gigondas s'était transformé en bar à huître, écrin tout en écaille et en saveur pour le Côtes-du-Rhône blanc 2012 que nous présentait le maître des lieux, Julien Bréchet ! Tandis que les toasts tout simples au saumon fumé se laissaient très bien déguster avec le Gigondas rosé 2012. Excellent, délicieusement frais et fruité, vineux juste ce qu'il faut, bref bien agréable à boire en cette saison, surtout bien accompagné... Mais la star de la soirée fut sans conteste son Côtes-du-Rhône blanc, issu de vignes sur Gigondas, à 350/400 m d'altitude (mais comme chacun sait l'appellation Gigondas n'existe pas en blanc, ce qui est bien dommage) : grenache blanc et roussanne, élevage en barrique de 2 vins (celles du Châteauneuf blanc Belvédère du Château Vaudieu, autre domaine familial), autour de 850 bouteilles seulement !  Le vin est riche, ample, complexe, jolie texture et de la minéralité, plutôt sur l'agrume (Louise disait même kumquat) avec des notes grillées, de pignons, et une fraîcheur anisée, voire des notes de thym citron, un caractère un peu balsamique, subtilement miellé...
Très bel accord avec les huîtres plutôt bon aussi avec des bulots.
Le blanc comme le rosé offrent de belles possibilités d'accord, ce sont assurément des vins de gastronomie, même s'ils sont tous deux de bons vins de plaisir à siroter tels que, au bar à huître des Bosquets !
Demain, le thème du jeudi de l'été est la truffe d'été avec la complicité du beau Serge (de Carpentras), bande de veinards ! Moi je ne pourrai pas y aller, dommage... Pour les autres dates en août, connectez-vous ! Toujours avec le beau Julien (ci-contre), hôte sympathique, bon vivant et passionné, qui vous fera déguster le reste de la gamme !

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 14:09

Lors de la seconde édition de Gigondas sur Table, j'ai croisé de nouveaux-venus ou des vignerons de retour. Vigneronnes, souvent du reste, comme Cécile Chassagne, présente à cette manifestation gourmande après son congé de maternité. 1,6 ha de vignes situé en haut du Pourra, près du Pas de l'Aigle, à 400 mètres d'altitude.
La vigneronne produit une cuvée unique, assemblage de grenache, mourvèdre, syrah, fermentée en cuve tronconique et élévée 6 mois en barrique de 2/3 vins. Cécile Chassagne faisait déguster le Gigondas 2011, vin riche au nez de prune, à la bouche fruitée, ample, gourmande un peu épicée aux tanins fondus et pleine de fraîcheur. Référence intéressante dans cette belle appellation...

Autre découverte sur Gigondas, un domaine plus connu du côté du Ventoux : La Croix des Pins détient 7 ha à Gigondas. 2 cuvées étaient en dégustation, La première Les Dessous des Dentelles 2010 est un assemblage 65% grenache, 20% mourvèdre 15% syrah, dont le tiers est élevé en barrique durant environ 8 mois.
La seconde est un vin élaboré sur un assemblage 70% grenache et 30% de syrah, sans bois, pour l'unique millésime 2008 par les propriétaires du domaine pour un vigneron ami. Cette cuvée "44.09" (latitude de la parcelle) est bien fondue, évoluée avec un nez et une bouche épicée, de sous-bois, jolis
tanins, mais c'est un vin éphémère dont il ne reste que 1000 bouteilles à la vente...
Citons encore Delphine Faraud du domaine du Cayron, aux vins de Gigondas atypiques avec leur proportion non négligeable de Cinsault (15% aux côtés de 70% de grenache, le reste étant de la syrah et du mourvèdre).  16 ha de vieilles vignes, une cuvée unique, vinification traditionnelle, élevage en vieux foudres.
.. Mais ce sont surtout les cinsaults qui apportent cette note fraîche, un peu végétale voire florale. Pivoine, rose, selon les millésimes, avec une bouche fruitée, épicée, cassis un peu poivré, qui s'épanouissent avec le temps sur des notes plus animales. Des vins à découvrir ou à redécouvrir...
Sans oublier Céline Chauvet du Grapillon d'or et des vins d'une belle concentration, confits, gourmands...
Et erminons en beauté avec deux jolies filles du domaine des Florets et de la Maison Lavau. Et vivement la prochaine édition de Gigondas sur Table !. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 09:28

Gigondas sur Tables a connu lundi un succès encore plus grand que la première édition, l'an passé : grosse fréquentation et public nombreux, gourmets et fêtards, réunis sur cette place du village de Gigondas autour des vignerons, chefs de cuisine et artisans de bouche qui nous ont régalés ! L'événement organisé par les jeunes vignerons de Gigondas a connu un début de soirée déjà animé, avant même le lancement officiel : on se presse autour des tonneaux pour échanger avec les vignerons et déguster les vins...

Cette année, les chefs et artisans de la région étaient Armand Arnal, chef de la Chassagnette au Sambuc (Arles), Bruno d'Angelis, chef de La Vieille Fontaine-Hôtel d'Europe à Avignon, Laurent Deconinck, chef de l'Oustalet à Gigondas, Christian Peyre, chef de la Maison de Bournissac à Les Paluds des Noves ; Josiane et Christian Deal, MOF-fromagère et maître-fromager à Lou Canesteou à Vaison ; Sébastien Richez, pâtissier à Les Gourmands disent... à Cavaillon (en compagnie d'invités et d'Henri-Claude Amadieu, président des Jeunes Vignerons de Gigondas, photo ci-dessus de Christophe Jeune, domaines Saint Paul et Grand Tinel) .
Les festivités gourmandes démarrent autour de mets frais et fruités comme la rouelle de homard, pêche et melon de Christian Peyre
, Homard et melon, ainsi que la chaleur ambiante, tout plaide pour un Gigondas rosé, comme celui du domaine Les Teyssonnières, un rosé de saignée issu de grenache, cinsault et syrah, plutôt équilibré, bien fait et fruité qui accompagne bien le fruit de la verrine.
En dépit d'un vent léger qui se lève sur le village, les températures sont élevées, et le rosé est très demandé bien sûr ! Cela tombe bien, les chefs ont oeuvré pour proposer chacun au moins un mets en accord avec le rosé, comme le fameux velouté d'herbes amères, brousse de chèvre frais d'Armand Arnal (que je préfère accompagné d'un vin blanc,
mais qui peut aussi trouver chaussure rosée à son pied) ou sa délicieuse riste d'aubergines, épeautre de Sault, à la fois suave et épicée, fraîche et acidulée, bien relevée. J'ai choisi de la déguster avec le Gigondas rosé 2012 des Florets, une saignée de grenache, syrah et cinsault, comme le précédent... Couleur intense plus sombre, belle extraction qui titre 14° mais pleine de fraîcheur et de minéralité, très équilibrée, avec des tanins tout doux. très bel accord avec le plat d'Armand Arnal !
Le saumon "brut", sauce soja et baies roses, un classique de Laurent Deconinck (seul chef à officier at home, puisqu'il est le chef de l'Oustalet, à Gigondas). Son saumon fonctionne toujours bien avec les rosés vineux et un peu épicés de Gigondas, comme celui de la Cave de Gigondas ou celui du domaine Longue Toque...
Pour terminer sur les rosés, retour sur celui de la Mavette.
dégusté avec  une verrine signée Bruno d'Angelis qui a joué la carte de la truffe d'été : vichyssoise de poireaux, pomme de terre à la truffe d'été, magret de canard du domaine de St Géry. Une délicieuse association, bien mariée au rosé de Gigondas.

Changement de couleur, passons au Gigondas rouge et suivons les conseils avisés de Laurent Deconinck, qui connaît bien les vins de Gigondas et sait particulièrement les accorder. Sur son magret de canard sur une pulpe de figue réglissée à l'huile d'olive vierge, il recommande un vin jeune, sur le fruit, épicé juste ce qu'il faut, comme par exemple celui du Domaine des Bosquets, millésime 2011. Jeux de texture, fraîcheur de la figue et de l'huile d'olive, avec une touche de romarin, l'accord est très réussi. bel accord encore entre l'épaule d'agneau confite, caviar d'aubergine, ricotta et coppa de Christian Peyre avec d'autres Gigondas rouges. En revanche il faudra tatonner pour trouver un accord avec l'improbable oeuf bio moelleux, crème de champignons des prés à la noisette (à gauche), qui trouve un meilleur accord avec un vin blanc qu'avec un rosé ou un rouge. Millésime ancien, fondu pour supporter l'oeuf, avec des notes qui "collent" au sous-bois du mets. Un 2008, mieux un 2004 du Gigondas rouge du Mas des Flauzières semblent offrir un écrin pour l'oeuf sans que celui ne heurte par trop le vin...
Pas de vin rouge pour les fromages (chèvre, comté, fourme d'Ambert), mais un essai plutôt satisfaisant de rosé sur le picodon ; un peu difficile aussi sur les desserts, le but étant plus de terminer sur une touche sucrée que de trouver un accord véritable... Mais les fromages sélectionnés par la fromagère MOF Josiane Déal sont excellents : Comté de 18 mois, picodon de la Drôme, Fourme d'Ambert, cendré du château, buchette aux herbes. Côté sucré : tarte au citron vert et meringue caramélisée, petit fraisounet aux notes de vanille, macavaillon (macaron au melon) et "tendrement chocolat".

La nuit tombe sur Gigondas, plus vite qu'attendu, signe que la soirée est vraiment réussie ! Avant de partir, on déguste quelques derniers verres chez des vignerons incontournables comme Pierre Amadieu. Ah, son Pas de l'Aigle ! J'ai manqué d'autres très bons vignerons. Mais j'en ai rencontré quelques-uns que je connaissais mal ou pas du tout ! A suivre donc, pour ces découvertes...

 

 

 

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 07:50

Le rosé n'est pas seulement ce vin fruité et léger à boire à l'apéritif, c'est aussi un vin de gastronomie, qui accompagne délicieusement nos repas d'été. Voici quelques idées de mariage avec certains rosés de vignerons d'ici. Premier accord, le rosé 2012 des 5 sens à Rochegude (domaine déjà évoqué ici, mais je vous reparlerai de la vigneronne dans quelques temps...).
Dégusté sur cuve en juin, puis en bouteille, lors du Quatuor de Villages, ce rosé ne goûtait pas tout à fait la même chose. C'est un rosé vineux, complexe, plutôt sec (12,5°, très correct pour la région !). Assemblage d'une saignée de cinsault et d'une presse de mourvèdre (qui lui donne cette couleur presque "évoluée") vieilli en cuve, le vin s'équilibre entre gras et tanins fins, fraîcheur et minéralité. La fraise ténue au nez, laisse place en bouche à des notes d'agrume, pointe d'amertume en finale. Le vin s'est marié idéalement avec un rouget barbet sur son bouillon façon bouillabaisse et une tartine gourmande relevée du foie du poisson.

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