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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 08:00

On a eu la peau, maintenant on a les poils ^^ Thème capilotracté pour le moins de l'ami David pour ces Vendredis du Vin, 80ème du nom ; ça sonnerait presque comme un régiment d'infanterie, de là à vous parler de poilus...  Mais pas de pinard millésimé 14-18, ici ! 

Un vin qui a du poil aux pattes et un vigneron qui en a sur le menton, ça vous dit ? Bon certes il y en a beaucoup des vins poilus et couillus (scusez le style goeyvaertsien !), des vins de mâle extraction. mais ce vigneron-ci est un chouchou de la famille, et surtout de ma cadette, une petite miss qui a pris l'habitude de déguster et cracher - avec parcimonie certes -. Future sommelière ou oenologue ?
Bref, le jeune homme dont je parle est un "Che" (par atavisme, il porte un prénom hispanique...) croisé Castro : cheveux et barbe noirs et bouclés, petites lunettes qui cachent un regard doux mais décidé, 
Pablo Hocht
 est de père allemand, et de mère férue de bio. Rien d'étonnant à ce qu'il se lance en terre rhodanienne dans la biodynamie. La bio, il est tombé dedans quand il était petit... Et le vin aussi !
Ci-dessous, Pablo lors de la fête du vin de Séguret, la Hue vin...

 

Du vin qui a du poil ? Un barbu pour les VdV #80

Pablo travaille chez Louis Barruol (Château Saint Cosme à Gigondas) le jour, dans son domaine du Crève-Coeur la nuit. Installé dans le village vauclusien de Séguret, il produit un rosé extra, plein de fruit et de fraîcheur, et des rouges bien faits, vineux, fruités et avec des tanins souples, généralement à haute buvabilité mais avec je ne sais quoi d'à la fois virils et délicats. Tout en contrastes.
Je l'ai découvert au début de son aventure, lors du Quatuor de villages, où je l'ai revu plusieurs fois ou en d'autres occasions comme la Hue vin.
Plus de renseignements sur le site du domaine du Crève-coeur 

Du vin qui a du poil ? Un barbu pour les VdV #80

Les Vendredis du Vin sont à suivre ici sur facebook et sur la page événement. Ou sur twitter sur @vendredisduvin  

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 11:17

Septembre signe le retour des Vendredis du Vin avec un thème à vous coller la chair de poule, choisi par Sandrine : "Peaux". Histoire de sensualité, de volupté tactile ? Vous parlerai-je de la dégustation des baies, et donc des peaux, au moment des vendanges ? De "peaux rouges" des syrahs du nord ? De "coups de soleil" sur les vignes ? Des peaux fripées des grappes d'automne ? Ou encore d'un vin qui coûte "peau de balle" (mais je ne vais pas vous parler d'un vin qui ne vaut pas tripette ^^ Ni d'un vin qui coûte la "peau des fesses").

Non, je vais vous parler d'un vin pour de la peau de lait. Et oui, je retombe dans mes travers d'accords mets-vins...
La peau de lait, c'est expliqué ici, avec un clin d'oeil  au chef 
Michel Bras. Pour lui c'est un souvenir d'enfance... La recette associe coing et peau de lait ; le vin en accord est un Rasteau VDN blanc 2014 du domaine des Escaravailles de Gilles Ferran
Grenache blanc exclusivement ramassé en surmaturité (degré probable de 15,5 % environ) dans une vieille vigne à très petit rendement. Fermentation comme pour un vin blanc de 15 jours jusqu'au mutage, le vin est alors élevé à l'abri de l'air pour la conservation des arômes floraux. Et seulement 2000 bouteilles de ce nectar ! Fraîcheur éclatante au nez, notes de poire, d'amande, d'orange confite, un soupçon de poivre blanc, avec un toucher un peu granuleux au palais, et surtout une sublime longueur en bouche, avec un persistance presque végétale qui appelle également des aromatiques et épices douces. Mais restons sobre avec ce coing confit à la rose, peaud e lait, amande et croustille de pain. Un autre Rasteau VDN des Escaravailles ? C'est par là.

Les Vendredis du Vin sont à suivre sur facebook ici ou .

Vendredis du Vin #78, histoire de peau(x) : un vin pour une peau de lait !

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 09:57

Déjà deux semaines écoulées depuis les derniers Vendredis du Vin, je vous présente toutes mes confuses pour ce compte-rendu bien trop tardif, mais que voulez-vous, la vie réelle se charge parfois de redresser la vie virtuelle, de la faire plier sous son joug... Bref, vous aviez bu quoi en mai ? Puisque le thème en était "en mai bois ce qu'il te plaît", chacun a choisi, de façon arbitraire, un arbitraire qui faisait parfois front devant certaines disputes stériles sur la glou-blogosphère...

Direction Rhône nord avec Audrey, qui a siroté ce Côte-Rôtie du domaine Stéphane Ogier, au bord de la Garonne, un des premiers plaisir de mai...
André nous parle devoir de vacances* et horizontale 2010 en bordelais, avec un coup de coeur pour le domaine Mangot Todeschini.
Marie-France, copine blogueuse "food", se lance et nous tend son Savennières, enfin celui du domaine du Gué d'Orger, qui accompagnait des anguilles grillées (une gourmand et émouvant souvenir d'enfance pour moi..)
Coup de gueule d'Eric vs les polémiques blogosphériques, dans lequel il incite à la curiosité et puis ce n'est pas qu'en mai qu'on boit ce qu'il nous plaît ! D'accord en tout point ! et d'accord aussi pour goûter ce Cheverny du domaine de Montcy.
Maylis sort de ses sentiers battus pour nous faire découvrir un vigneron du Languedoc Edouard Fortin (domaine des 4 pierres), et une histoire humaine, de solidarité que je vous laisse le soin de lire. Car le vin c'est avant tout de l'humain, n'est ce pas ?
Je vous emmène du côté de Gigondas mais pas que avec un Vin de France que j'aime particulièrement, sur le principe d'une "jeune" soléra, une curiosité 100% grenache signée Loui Barruol et créée en hommage à son fils, "Little James".
Catherine nous parle d'un cépage qu'elle aime, le Mauzac, et nous invite à la dégustation d'une blanquette de Limoux du domaine Antech, "vive, alerte et un rien agaçante sur laa langue"...
Sandrine évoque ce goût du vin, ce plaisir lié à la sensation de boire "sain", d'avoir une conscience du travail vigneron bin fait, mais surtout cette émotion du vin intacte, arbitrairement illustrée par ce Bourgueil du domaine de la butte.
Marius a le vin tendre et fleuri, ode à un Edelzwicker de Gérard Schueller. Vous avez dit "effeuiller la marguerite" ?
Avec Frédéric, ce fut un jaja "brutal" avec cette cuvée à basee de gamay d'Auvergne signé Patrick Bouju.
Sébastian nous dit son mois de mai avec des bulles, un Champagne du Clos l'Abbé, Et me fait saliver avec ses idées d'accord...
Enfin Franck, notre poète oenophile a évoqué Eolithe du domaine Fosse-sèche dans une ambiance bucolique et onirique à la fois, mêlée de souvenirs...


A suivre, avec André (*et oui, d'où les devoirs de vacances) pour les prochains Vendredis du Vin (26 juin, tout bientôt) dont le thème est "les vins qui vous resemblent" (lire en détail ici)

 

Vous aviez bu quoi en mai ? VdV, tardif compte rendu...

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Published by N.Merceron - dans Vendredi du Vin
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 14:07

Vendredis du Vin, 76ème édition du nom, dernier vendredi de mai, joli mois de mai... Celui du muguet se termine par du raisin, fermenté s'il vous plaît ! Et quel vin vous plaît en mai ? C'était le thème très ouvert proposé donc il y a près d'un mois à la blogglousphère : en mai bois ce qu'il te plaît ! 
J'ai enfilé le t-shirt des Vendredis du Vin (merci Rémy) et j'ai réfléchi au vin de ce mois de mai dont j'allais parler : le Vacqueyras 2010 de Montirius ? Une des roussanes bues en atelier (idéale avec l'oeuf ou l'asperge, la roussanne...) ? Un Cairanne de Marcel Richaud ou un Côtes du Rhône de Romain Roche ? Et ça c'est évidemment pour rester en Vallée du Rhône sinon il y a eu Irouléguy, Faugères, vins du Languedoc ou de Loire, Champagne...


 

En mai bois ce qu'il te plaît ! Et du Louis Barruol pour les VdV#76

Alors, direction un villaga adoré aux pieds des Dentelles de Montmirail pour ce mois de mai, propice à siroter un bon vin sous la tonnelle, dès que le mistral daigne se calmer.
Louis Barruol est une figure emblématique de l'appellation de Gigondas, un homme intelligent voire précurseur, charismatique, et parfois un peu bougon ; il est issu d'une longue lignée de vignerons
 puisque le Château de Saint Cosme est la propriété familiale depuis 1490 ! Producteur de Gigondas de haut vol (qu'il faut savoir attendre pour les apprécier à leur juste valeur) et de Châteauneuf-du-Pape, il est également négociant de vins de la Vallée du Rhône septentrionale : Côte-Rôtie, Saint Joseph, Condrieu, Croze-Hermitage.
Ci-dessous, Louis Barruol lors de l'événement Gigondas sur Table, l'été dernier et son Jéroboam de Gigondas "Valbelle" 2005.

En mai bois ce qu'il te plaît ! Et du Louis Barruol pour les VdV#76

Pour ce mois de mai, j'ai sélectionné son Vin de France que l'on adore et dont je voulais parler depuis un moment : Little James' basket press, un 100% grenache vinifié en cuve de façon atypique, sur le principe de la solera, d'une "jeune" solera : l'assemblage 2015 contient ainsi 50% de 2014 et 50% de solera, c’est à dire l’assemblage de tous les millésimes de 1999 à 2013. Atypique également l'assemblage de terroirs, certaines baies provenant de Rhône Sud, les fonds de cuves déclassées de Gigondas notamment, ainsi que l'impose la législation, d'autres encore du Roussillon !
De ​ces vieux grenaches issus de diverses provenances et de divers millésimes résulte un vin gourmand, riche, plein de fruit et d'épice, tellement agréable à boire ! Un vin à siroter autant qu'un véritable compagnon de table, celui qui va bien avec les grillades, entre autres, mais aussi avec une cuisine doucement épicée.
15 ans déjà pour cette cuvée qui porte le nom du fils de Louis, James, que j'ai vu tout petit quand je bidouillais un peu dans la cave du Château de Saint Cosme durant mon stage de vinif... James qui croquait les baies au moment des vendanges, voulait aider lors des premiers travaux en cave, goûtait le jus fraîchement pressé etc C'est le thème de l'étiquette de ce vin, ludique et vivante, à l'image du vin. 
Vous l'aurez compris j'aime tout dans ce vin : le cépage, le vigneron, le double terroir, l'originalité et le parti pris assumé, l'étiquette... et le prix (moins de 10 euros)
 ! 

Et vous quelle fut votre quille préférée en mai ? Les
Vendredis du Vin c'est à suivre sur facebook ici, sur la page événement là ou encore sur twitter, hashtag #VendredisduVin. 

En mai bois ce qu'il te plaît ! Et du Louis Barruol pour les VdV#76

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 07:36

Après le vin qui a du coeur, après le mois pour Téo mis en place par Isabelle, la présidence tourne et s'arrête en Vallée du Rhône : pour cette 76ème édition, je vous propose un thème large, histoire de revenir dans le bain du vin peu à peu (ne plongez pas dans la cuve, elle est vide, il y a eu mise !). Bref un thème de fainéante, quoi : en mai bois ce qu'il te plaît ! 
Ce vin, il vous plaît particulièrement parce que :
1/ vous adorez l'appellation, le cru et que vous trouvez que c'est le (ou l'un des) meilleur représentant
2/ vous adorez le cépage, unique ou majoritaire
3/ vous adorez le vigneron, c'est un copain, ou un type très sympathique, ou encore un vigneron "juste" remarquable
4/ vous adorez l'intérieur mais aussi l'extérieur, l'étiquette, la bouteille vous font craquer
5/ vous ne savez pas pourquoi mais vous boiriez de ce vin tous les jours ou presque
Une de ces raison, un panaché ou une raison encore toute autre pour élire ce vin, le "vin du mois", votre coup de coeur récent, votre chouchou du moment, que sais-je. Je sais, ça sent un peu de thème libre. Pas entièrement faux...
Alors, que boirez-vous en mai ?
A publier sure votre blog en faisant un lien vers cette page et sur la page facebook des Vendredis du Vin et la Page Evénement du mois. Si vous n'avez pas de blog, faites vous héberger par quelqu'un qui en a un :) Joli mois de mai vineux à tous !

 

Vendredis du Vin #76 : en mai bois ce qu'il te plaît !

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Published by N.Merceron - dans Vendredi du Vin
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 22:44

Pour ces Vendredis du Vin #74, Frédéric (vortex du gosier) requiert des vins "qui désaltèrent". Je ne vais pas reparler du Txakoli, ce vin basque léger et frais dont j'ai parlé aux derniers VdV, n'est ce pas ? Ni du vin allongé d'eau du grand-père durant la période des moissons...
Retour en terre rhodanienne, où en dépit de la chaleur et de l'alcool, on trouve nombre de vins "frais" en bouche, notamment sur certains terroirs, comme sur le Massif d'Uchaux ou à Gigondas. mais c'est à Cairanne chez Marcel Richaud qu'on trouve cette bouteille en Vin de France, dont l'étiquette annonce la couleur ; composée de muscat petit grain et bourboulenc, c'ets plus une bouteille plus à siroter qu'à boire à grande lampée, dans le jardin au pied des pâquerettes, violettes et pissenlits. Vin nature dans la nature... Fruité, léger, un poil perlant qui lui donne un certain charme et du peps. Il titre 14° mais il laisse une agréable sensation de fraîcheur, une impression printanière sur la langue, une saveur primesautière entre fruit et fleur. Il ne désaltère peut-être pas, mais il évoque bel et bien fraîcheur et légèreté.

VdV, fais moi frais !

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 00:31

Le "gras" du vin est une texture que l'on se plaît à identifier lors d'analyses organoleptiques et que l'on identifie généralement aux "larmes" qui coulent le long de la paroi du verre et s'y accrochent : plus elles descendent lentement, plus le vin est gras. On parle aussi de viscosité. Pas tout à fait la même chose que le corps, la densité, le volume mais il y a parfois corrélation. Rien à voir non plus avec sa teneur en calories. Quoique... Le gras du vin est lié à l'alcool ainsi qu'au sucre qu'il contient. Vins  liquoreux et moelleux, vins doux, vins blancs et rouges du sud, et notamment de Vallée du Rhône méridionale, sont ainsi des vins "gras". A noter, l'élevage en fût/foudre peut développer cette sensation de "gras" dans le vin...
Cette parenthèse "pédagogique" étant refermée, place aux Vendredis du Vin "le gras c'est la vie", thème sur lequel David nous a demandé de plancher, histoire d'affronter l'hiver avec des vins grassouillets à souhait. De là à parler de "comfort wine"...
Je n'ai pu m'empêcher d'évoquer ces VdV #71 (avec un clin d'oeil à Greta Garbure et un quelqu'un qui se reconnaîtra), à travers 5 nuances de gras ! 


La première nuance de gras est celle apportée par l'alcool, Mais un gras sans lourdeur quand il est contrebalancé par une fraîcheur et une minéralité propre à son terroir et quand l'alcool n'est pas renforcé par une surextration du fruit. A Châteauneuf comme à Gigondas (et d'autres crus rhodaniens), on est aisément sur les 15°/16° (voire plus !), cette richesse en alcool liée bien évidemment aux condiitions climatiques, renforce la sensation de richesse de ces vins. C'est notamment le cas des Anglaises de Jérôme Grieco (domaine la Biscarelle) qui offre une bouche "glycérinée", voluptueuse, cacaotée. Pas tout à fait la même sensation qu'un vin dégusté récemment à la bouche charnue, dense qui donne autant l'impression de manger que de boire !

La deuxième nuance de gras, celle du sucre (combiné à l'alcool) : je pense au Rasteau VDN (70 ans et pas une ride, au contraire !), le doré de Gilles Ferran ou celui de Pierre Meyer. Tous deux déjà évoqué lors de précédents Vendredis du Vin d'ailleurs. Ou le grenat. Et sans oublier le Muscat de Beaumes de Venise... 

La troisième nuance de gras, celle du sucre allié au fruit, obtenue par surmaturité des baies, des rouges en vendange tardives comme le Coup d'pied aux fesses de Jérôme Hue par exemple, évoqué dans ce portrait. Ou merveille des merveilles, du Condrieu en vendanges tardives également, celui de Yves Cuilleron, les Ayguets par exemple, merveilleusement ample et gras, voluptueux et long (évidemment pas produit tous les ans et peu de bouteilles..).

La quatrième nuance de gras, celle du cépage... Existe-t-il des cépages objectivement "gras" ? Le grenache blanc ou gris, le gewürztraminer, le viognier, le sémillon sont considérés comme apportant du gras au vin. Je pense ici par exemple au Vacqueyras blanc d'Alain Ignace, gras, un viognier bien mûr et délicieusement aromatique et persistant dont j'avais parlé lors de cette dégustation.

La cinquième nuance de gras, celle qui vient au vin par le bois de la barrique... C'est le cas de certains Châteauneuf du Pape blancs comme celui de la Célestière par exemple ou de la Nerthe, extraordinaire alliance de finesse et de gras voluptueux en bouche. Si les cépages principaux (à Châteauneuf on en assemble plusieurs, ou pas) peuvent être un élément du "gras", l'élevage apporte à coup sûr cette dimension de velouté, de "beurré", d'onctuosité de ces grands vins.

5 nuances de gras dans les vins. Y en aurait-il d'autres ?

Les VdV sont à suivre sur facebook, ici.

NB on parle aussi des jambes du vin...

5 nuances de gras en Vallée du Rhône #VdV71

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:05

La nuit d'Halloween est passée, quel "hallowine" avez vous goûté ? Des vins qui font peur ? J'ai beau chercher, je ne vois pas. Hormis le vin tout pourri dans sa bouteille plastique qui ressemble à une bouteille de vinaigre, bas de gamme qui plus est. Mais ça, je n'en boirais pas, j'aurais trop peur des aigreurs d'estomac. Peur de vins étranger, non. Peur de cépages anciens, non plus. Peur que le vin soit trafiqué, davantage. Non je ne suis pas très peureuse comme fille. Au mieux ai-je ressorti de derrière les fagots pour ces Vendredis du Vin du 31 octobre 2014 placé sous la présidence de Sébastian et sous le signe de la peur, ce Châteauneuf du Pape Peur Bleue, du Château de la gardine des frères Brunel pour ceux qui ont encore peur des vins "nature"... Grenache, syrah, mourvèdre pour un tryptique bien intégré, vinification traditionnelle, peu interventionniste (un peu de pigeage), "naturelle", et élevage en cuve inox pour une protection optimale, sans soufre ajouté. Ce Peur bleue est très "fruits rouges", dans une bouche des plus gourmandes, veloutée. Pas vraiment de quoi avoir peur mais de quoi se faire réellement plaisir !
Les Vendredis du vin sont à suivre sur facebook ici.

Même pas peur ! Vendredis du Vin d'Halloween

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 08:08

Quoi de plus banal qu'un café pour une première rencontre ? Dans le brouhaha matinal d'un bar ou le calme endormi d'un lounge café, sans surprise, sans grand plaisir (à moins d'un vrai torréfacteur et ses parfums envoûtants)... Non merci ! Pas de Champagne non plus, trop galvaudé, trop typé, réservons le à une future nuit torride, éventuellement, si d'aventure ce premier rendez-vous s'ouvre sur des perspectives délicieuses.

Non, pour un premier rendez-vous, une dégustation de vin dans un environnement propice, quel dépaysement plein de charme, quelle expérience inattendue ! Se découvrir en dégustant un vin riche, sensuel, long en bouche, plonger dans les effluves du vin avant de plonger dans les pupilles de l'autre ; partager l'intensité sensorielle de la dégustation, saliver, s'empourprer, laisser son esprit vagabonder. S'il (ou elle) est comme vous amateur, vous cracherez (avec délicatesse et propreté) sans que ni l'un ni l'autre ne s'en offusque. 

Vous choisirez un caveau entouré d'une nature pleine de charme où flâner ensuite, où peut-être les mains se frôleront au-dessus des vignes, où peut-être un baiser s'échangera à l'ombre d'un chêne, où peut-être le désir naissant s'épanouira dans les caresses au-dessus d'un muret de pierres sèches ?

Pas de vin en particulier mais de nombreux domaines d'ici, en Vallée du Rhône, accueilleraient fort bien ce premier rendez-vous : un sentier vigneron, une vieille ferme, une chapelle abandonnée ? Cherchez bien, vous trouverez.
Voilà pour la belle Audrey, présidente de ces VdV #69, à suivre sur facebook, ici ou .

Premier rendez-vous dans les vignes - VdV #69

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 16:24

L'éloge de la patience, tel est le thème choisi par Maïlys pour ces Vendredis du Vin #63. La patience ne fait généralement pas bon ménage avec la passion, vibrante, urgente, brûlante et... souvent impatiente ! Mais la patience s'apprivoise au fil du temps... C'est un apprentissage parfois presque douloureux, une frustration mais qui peut devenir une lenteur, une attente qui confine à la langueur, avec une certaine volupté ; la patience exacerbe alors le désir et le plaisir et les fait grandir. Il en va en matière de vin comme en toute chose, savoir attendre un vin est un mélange ténu d'exaspération, de tension et de désir qui monte peu à peu, faisant grandir le vin dans notre imaginaire. La patience de l'amateur, du gourmet est soumis à l'attente. Le tout est alors que le vin ne nous déçoive pas, comme un amant que l'on espère et qui fuit à l'ultime moment ou qui ne s'avère pas celui qu'on espérait. Là, est la vraie limite de l'attente.
Il est une autre patience, celle du vigneron. Attention, persévérance, constance, écoute de la nature, des astres pour certains... Une des vertus essentielles du vigneron. La Patience est précisément l'une des quatre qualités mises en exergue ces jours derniers à Vinisud, lors d'une animation culinaire que j'ai eu le plaisir d'orchestrer et de réaliser sur le thème de la Carte du Tendre de Rasteau, pour les vins de Rasteau : Force, Authenticité, Gourmandise 

étaient les trois autres. Pour chacune de ses caractéristiques, un vin sur chaque journée d'animation. Celui dont je veux parler aujourd'hui est un Rasteau VDN ambré du domaine des Escaravailles. A la tête du vignoble, Gilles Ferran qui a repris depuis plusieurs années le domaine familial et conduit les 40 ha de vignes de Rasteau (des vignobles également sur Roaix et Cairanne, notamment), sur un sol caillouteux et en pente plutôt raide. C'est le domaine situé le plus en altitude à Rasteau, côté Roaix, et on y accède par un chemin escarpé. La patience est récompensée puisque la vue qui domine est sublime !
Le Rasteau VDN ambré TPMG* de Gilles provient de vieilles vignes de grenache blanc vendangées à surmaturité et triées à la main ; pressurage et fermentation (une dizaine de jours) avant mutage à l'alcool sur moût et non sur grains, donc. Vient ensuite une longue phase d'élevage oxydatif en fût de 225l, durant au moins 4 ans ! Que dire, si ce n'est qu'un tel élevage nécessite la patience du vigneron, mais aussi celle de l'oenophile qui doit attendre 4 longues années minimum l'avènement de ce nectar ! Que dire, sinon que l'oenophile devrait avoir la patience de l'attendre une dizaine d'années (précisons qu'il n'y en a que 700 bouteilles par an !).

Nous n'avons pas attendu autant pour le faire déguster lundi midi 

sur le stand des vins de Rasteau, accompagné de baba au sirop de cardamome, crémeux banane, sauce caramel (patience, les 

babas sont en train de s'imbiber, de se gorger de suc parfumé !).

Très bel accord en subtilité (dessert peu sucré) avec un vin qui évoque certains spiritueux type Armagnac au nez, tabac blond et mirabelle, abricot et épices douces, infiniment suave ; la bouche est ample et longue et surtout d'une belle fraîcheur avec une finale épicée. Une pure gourmandise en soi ! Quand la patience du vigneron conduit à de telles voluptés, je veux bien patienter aussi.
L'appellation Rasteau VDN fête ses 70 ans, j'espère pouvoir déguster une verticale de vieux VDN, je sais que certains vignerons en ont cachés dans leurs caves...
*TPMG signifie "Tout pour ma gueule", c'était à l'origine une cuvée très... privée :) On en a de la chance que le vigneron veuille bien partager avec nous !
Les VdV sont à retrouver sur facebook ici et .

 

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